
Parmi les changements à venir, la réforme du droit de l'insolvabilité prévoit une nouvelle procédure spéciale pour les micro-entreprises. Simple, rapide, flexible et numérisée, elle permettra aux parties de communiquer via des formulaires en ligne gratuits et les audiences se tiendront virtuellement, réduisant ainsi considérablement les coûts pour les débiteurs. La procédure d'insolvabilité elle-même est également réformée afin d'être simplifiée et plus rapide. Des mesures telles que le remplacement de l'assemblée des créanciers par un accord écrit et la réduction de la rémunération de l'administrateur judiciaire en cas de gestion inefficace (notamment si la procédure dure plus de 12 mois pour des raisons qui lui sont imputables) sont prévues. Autre changement majeur : une refonte complète de la procédure de seconde chance, destinée aux particuliers (consommateurs) et aux travailleurs indépendants en situation d'insolvabilité.
Le gouvernement, par l’intermédiaire du ministère de la Justice et du ministère des Affaires économiques et de la Transformation numérique, a soumis le projet de loi de réforme de la loi sur l’insolvabilité à la consultation publique
Le projet de loi prévoit la transposition de la directive européenne sur la restructuration et l'insolvabilité et introduit d'autres réformes dans le domaine de l'insolvabilité afin de fournir des instruments agiles et efficaces qui améliorent les procédures d'insolvabilité et facilitent le maintien d'entreprises viables.
De manière générale, et selon le ministère de la Justice, voici quelques-unes des nouveautés de ce texte :
- Le texte introduit le concept de plans de restructuration d'entreprise, un instrument de prévention de la faillite visant à éviter ou à surmonter l'insolvabilité, qui encourage une action précoce et, par conséquent, une plus grande probabilité de succès.
- Le débiteur pourra déterminer quels créanciers seront concernés par le plan de restructuration et les exécutions individuelles sur les actifs et droits de la société seront suspendues – pour une durée maximale de 12 mois – afin de faciliter la négociation du plan, qui permettra à la société de poursuivre son activité normalement.
- La réforme prévoit une nouvelle procédure spéciale simplifiée, rapide, flexible et numérique pour les micro-entreprises . Les parties communiqueront via des formulaires en ligne gratuits ou les audiences se tiendront virtuellement. Cette procédure permettra de réduire considérablement les coûts pour les débiteurs. Elle leur permettra d'établir un plan de continuité d'activité si l'entreprise est viable ou, dans le cas contraire, facilitera une liquidation rapide via une plateforme en ligne.
- est également réformée afin de la rationaliser et d'en réduire la durée, avec des mesures telles que le remplacement de la réunion des créanciers par une procédure écrite prévue dans l'accord ou la réduction de la rémunération de l'administrateur judiciaire si la gestion est inefficace, ce qui se produira si la procédure dure plus de 12 mois pour une raison qui lui est imputable.
- Une autre nouveauté réside dans la refonte complète du dispositif de seconde chance, destiné aux particuliers (consommateurs) et aux travailleurs indépendants en situation de faillite. Ce dispositif offre une nouvelle perspective à ceux qui souhaitent relancer ou poursuivre leur activité économique sans être accablés par les dettes d'une précédente entreprise. Ainsi, sous certaines conditions et en respectant un plan de remboursement, un allègement de la dette est possible sans qu'il soit nécessaire de liquider au préalable les actifs de l'entreprise ou la résidence principale du débiteur.
- La loi organique de la justice est modifiée : en complément nécessaire des mesures d’efficacité prévues par le projet de loi, il est indispensable de réduire la compétence des tribunaux de commerce et des sections spécialisées des tribunaux provinciaux. Ces mesures nécessitent une modification de la loi organique de la justice ; par conséquent, une seconde réforme est proposée, sous la forme d’une loi organique complémentaire à celle relative à la loi sur l’insolvabilité.
Cette réforme prévoit, parmi ses mesures les plus notables, le transfert des tribunaux de commerce aux tribunaux de première instance des juridictions chargées des affaires relatives aux conditions générales des contrats, à la protection des consommateurs et à certains litiges liés aux transports (retards aériens, bagages, etc.).
Enfin, les tribunaux de droit commercial recouvreront leur compétence en matière de procédures de faillite des particuliers non commerciaux.
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