
Le décret-loi royal 2/2023 réformant les retraites, applicable à compter du 1er octobre 2023, a inclus dans le système de sécurité sociale les étudiants qui effectuent des stages de formation et des stages universitaires inclus dans les programmes de formation.
Nous vous informons que le décret-loi royal 2/2023 du 16 mars, portant réforme des retraites, applicable à compter du 1er octobre 2023, a inclus dans le système de sécurité sociale les étudiants qui effectuent des stages de formation et des stages universitaires inclus dans les programmes de formation.
Ainsi, tous les stagiaires seront tenus de payer des cotisations de sécurité sociale à partir d'octobre 2023, qu'ils soient rémunérés ou non.
Jusqu'à présent, seuls les étudiants effectuant des stages rémunérés cotisaient à la Sécurité sociale pour les risques généraux et professionnels. Ainsi, les stagiaires rémunérés cumulaient des années d'expérience professionnelle pouvant être prises en compte pour leur retraite.
- Inclusion dans le système de sécurité sociale
Désormais, l'achèvement des stages de formation dans les entreprises, institutions ou entités incluses dans les programmes de formation et l'achèvement des stages universitaires externes dans le cadre légal et réglementaire respectif détermineront l'inclusion dans le système de sécurité sociale.
- Quels élèves seront admissibles dans cette situation ?
Ceux effectués par les étudiants universitaires, qu'ils visent l'obtention de diplômes officiels de licence, de master ou de doctorat, ou encore l'obtention d'un diplôme propre à l'université, qu'il s'agisse d'un master de formation continue, d'un diplôme de spécialisation ou d'un diplôme d'expert.
Celles réalisées par des élèves en formation professionnelle, à condition qu'elles ne soient pas dispensées dans le cadre du régime de formation professionnelle intensive.
Les personnes qui effectuent des stages seront incluses comme salariés dans le régime général de sécurité sociale, à l'exclusion de ses régimes spéciaux, sauf si le stage ou la formation a lieu à bord de navires, auquel cas l'inclusion se fera dans le régime spécial de sécurité sociale des gens de mer.
- Action protectrice
La couverture de sécurité sociale sera celle prévue par le régime de sécurité sociale applicable, à l'exclusion des allocations chômage, des prestations du Fonds de garantie des salaires et des aides à la formation professionnelle. Dans le cas de stages non rémunérés, la couverture des indemnités d'incapacité temporaire dues à des accidents courants sera également exclue.
Les prestations financières liées à la naissance et à la garde d'enfants, aux risques pendant la grossesse et aux risques pendant l'allaitement seront versées par l'entité gestionnaire ou, le cas échéant, par la mutuelle d'assurance partenaire, par paiement direct de celle-ci.
Les prestations dues en cas d'incapacité temporaire résultant d'accidents du travail ou d'accidents professionnels seront dans tous les cas versées par voie de paiement délégué.
- Obligations de sécurité sociale
a) Dans le cas de stages rémunérés, le respect des obligations en matière de sécurité sociale incombe à l'entité ou à l'organisme qui finance le programme de formation et qui, à cet égard, est considéré comme l'employeur. Si le programme est cofinancé par deux entités ou plus, l'entité responsable du paiement financier correspondant est considérée comme l'employeur.
Les inscriptions et les radiations auprès de la Sécurité sociale seront effectuées conformément à la réglementation générale applicable.
b) Dans le cas de stages non rémunérés, le respect des obligations en matière de sécurité sociale incombe à l'entreprise, à l'établissement ou à l'organisme où se déroule le stage, sauf si la convention de coopération ou le contrat signé pour sa mise en œuvre stipule que ces obligations incombent au centre de formation responsable du programme. L'employeur doit déclarer les jours de stage effectifs sur la base des informations fournies par le centre de formation.
L’entité responsable, comme indiqué au paragraphe précédent, demandera au Trésor général de la Sécurité sociale d’attribuer un code de compte de cotisation spécifique à ce groupe de personnes.
L’inscription et la radiation auprès de la Sécurité sociale s’effectueront conformément à la réglementation générale applicable au secteur, sous réserve des exceptions prévues par le présent règlement. L’inscription aura lieu au début de la période de formation et la radiation à son terme, étant entendu que, pour le calcul des cotisations de Sécurité sociale et leur effet protecteur, seuls les jours de formation effectif seront pris en compte. À cet effet, le délai de notification de l’inscription et de la radiation au Trésor public de la Sécurité sociale est de dix jours calendaires à compter du début ou de la fin de la période de formation.
- Cotisations à la sécurité sociale
Dans les deux cas, qu'il s'agisse de stages rémunérés ou non, les dispositions suivantes s'appliqueront :
- Dans les deux cas, la contribution finale du Mécanisme d’équité intergénérationnelle (MEI) est expressément exclue.
- Les cotisations pour les risques communs seront soumises à une réduction de 95 %, sans qu'aucun autre avantage en matière de cotisations ne soit applicable en dehors de cette réduction.
- L'entité qui adopte le statut de société aux fins des obligations envers la Sécurité sociale acquiert le statut de sujet assujetti et est responsable du paiement de toutes les cotisations.
5.1 Cotisations de sécurité sociale dans le cas des stages de formation rémunérés
- Elle sera mise en œuvre en appliquant les règles de contribution correspondant aux contrats de formation alternée, établies dans la loi générale de finances de l'État et dans son règlement d'application et de développement
- La base de cotisation mensuelle applicable aux fins des prestations sera la base de cotisation minimale en vigueur à tout moment pour le groupe de cotisation 7, sauf pendant les mois où l'inscription ne s'étend pas à tous, auquel cas la base de cotisation aux fins des prestations sera la partie proportionnelle de ladite base minimale.
5.2 Cotisations de sécurité sociale en cas de stages de formation non rémunérés
a) Elle consistera en une contribution de l'employeur pour chaque jour de stage de formation pour les aléas communs et pour les aléas professionnels, qui tiendra compte de l'exclusion de la couverture pour l'incapacité temporaire (IT) découlant d'allégements communs, qui sera établie pour chaque année dans la loi de budget générale de l'État correspondante, sans pouvoir dépasser la contribution maximale pour les aléas communs et professionnels qui est également déterminée dans ladite loi.
Conformément à la deuxième disposition transitoire du décret-loi royal 2/2023, du 1er octobre au 31 décembre 2023, cette cotisation consistera en une contribution patronale de 2,36 € pour les risques courants et de 0,29 € pour les risques professionnels par jour d'inscription. Le montant mensuel maximal de la cotisation sera de 53,59 € pour les risques courants et de 6,51 € pour les risques professionnels.
b) La base de cotisation mensuelleapplicable aux fins des prestations sera le résultat de la multiplication de la base de cotisation minimale en vigueur à un moment donné au regard du groupe de cotisation 8 (pour 2023 : 38,89 €/jour), par le nombre de jours de stages de formation effectués au cours du mois civil, dans la limite, en tout état de cause, du montant de la base de cotisation mensuelle minimale correspondant au groupe de cotisation 7 (1 166,70 €/mois pour 2023).
c) La date limite réglementaire pour le paiementdes frais correspondant aux mois de janvier, février et mars sera le mois d'avril ; la date limite pour les frais correspondant aux mois d'avril, mai et juin sera le mois de juillet ; la date limite pour les frais correspondant aux mois de juillet, août et septembre sera le mois d'octobre ; et la date limite pour les frais correspondant aux mois d'octobre, novembre et décembre sera le mois de janvier.
Jusqu'à l'avant-dernier jour calendaire de chacun des mois qui, conformément aux dispositions du paragraphe précédent, constituent la période réglementaire de paiement des cotisations, les entités qui acquièrent le statut de société doivent communiquer au Trésor général de la Sécurité sociale (TGSS) le nombre de jours pendant lesquels ont été effectués, par les personnes assimilées à des salariés visées dans la présente section, les programmes et stages de formation non rémunérés au cours des trois mois précédents.
d) Si une personne n'a effectué aucun stage non rémunéré ni aucune formation au cours d'un mois donné, cette situation doit être expressément mentionnée. Dans tous les cas, l'entreprise doit demander à la TGSS (Trésorerie générale de la Sécurité sociale) le règlement des cotisations correspondant aux trois mois précédents, au plus tard l'avant-dernier jour calendaire de la période de paiement concernée.
Lorsque la personne effectuant le stage se trouve dans une situation d’incapacité temporaire (IT) résultant de circonstances professionnelles, d’une naissance et de la prise en charge d’un mineur, d’un risque pendant la grossesse ou pendant l’allaitement, l’entreprise doit indiquer au TGSS les jours prévus pour l’exécution du stage de formation.
Le défaut fournir les données indiquées aura pour conséquence que le montant de la dette pour la période mensuelle concernée sera calculé en multipliant la somme des échéances par le nombre de jours d'inscription dans le mois en question.
e) Pour le calcul des prestations, chaque jour de formation non rémunérée sera considéré comme 1,61 jour de cotisation, sans toutefois excéder le nombre de jours du mois correspondant. Toute fraction de jour résultant de ce calcul sera comptabilisée comme un jour entier.
- Cela s'applique-t-il rétroactivement ?
Le règlement établit que les personnes visées par cette disposition qui, avant sa date d'entrée en vigueur (1er octobre 2023), se trouvaient dans la situation indiquée, peuvent souscrire à une convention spéciale, à titre unique, dans la période, les modalités et les conditions déterminées par le ministère de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, qui leur permettra de comptabiliser la cotisation pour les périodes de formation ou de stages non professionnels et universitaires effectués avant la date d'entrée en vigueur, jusqu'à un maximum de deux ans.
- Autres problèmes
- Les autorités publiques compétentes mettront en œuvre des plans spécifiques pour l'éradication de la fraude à la sécurité sociale liée aux pratiques de formation qui dissimulent des emplois.
- Dans un délai de trois mois à compter du 1er avril 2023, et afin d’améliorer l’efficacité des mesures prévues par la présente législation, un arrêté ministériel instituera un observatoire chargé d’analyser et de suivre l’application et l’efficacité des mesures adoptées. Cet observatoire sera composé de représentants du ministère de l’Éducation et de la Formation professionnelle, du ministère des Universités, du Secrétariat d’État à la Sécurité sociale et aux Pensions, ainsi que des organisations patronales et syndicales les plus représentatives. À cette fin, il proposera périodiquement des mesures visant à adapter la réglementation et le champ d’application des formations externes ou des stages universitaires intégrés aux programmes de formation.
Vous pouvez contacter ce cabinet professionnel pour toute question ou demande d'éclaircissements.
Cordialement,
Avez-vous des questions à ce sujet ?
Notre équipe de conseillers experts vous aidera à résoudre tout problème lié à nos services.
Contactez-nous dès maintenant
À Àmbit Assessor, SL a 40 ans d'expérience dans le conseil fiscal, comptable et social de la Pime.
En rapport