
Le ministère des Finances a annoncé une série de mesures fiscales qui seront intégrées au budget général de l'État pour 2023 ou à une législation permettant leur mise en œuvre l'année prochaine. Ces mesures cibleront les grandes fortunes, les grandes entreprises et des impôts clés tels que l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF) et l'impôt sur les sociétés.
Nous souhaitons vous informer que le ministère des Finances a présenté un ensemble de mesures fiscales visant à promouvoir la justice sociale et l'efficacité économique. Ces mesures devraient être intégrées au budget général de l'État pour 2023 ou à une législation permettant leur mise en œuvre l'année prochaine.
Pour mettre en œuvre ces mesures, le gouvernement entend réduire la TVA sur l'électricité, le gaz naturel et le bois, et la supprimer sur certains produits de santé tels que les fournitures, les vaccins et les tests. Il prévoit également de taxer les grandes fortunes et les entreprises tout en allégeant la pression fiscale sur les ménages à faibles revenus.
Examinons de plus près ces mesures, même s'il convient de noter qu'elles n'ont pas encore été approuvées et que des modifications peuvent survenir.
Nouvelle taxe de solidarité sur les grandes fortunes
Parmi les mesures envisagées pour accroître les contributions des plus fortunés figure l'annonce d'un impôt de solidarité sur les grandes fortunes, qui concernera les patrimoines supérieurs à 3 millions d'euros. Afin d'éviterla double imposition, les personnes assujetties à cet impôt ne seront imposées que sur la part de leur patrimoine non déjà imposée par leur Communauté autonome.
Le taux d’imposition de 1,7 % pour les actifs compris entre 3 et 5 millions d’euros ; de 2,1 % pour les actifs compris entre 5 et 10 millions d’euros; et de 3,5 % pour les actifs supérieurs à 10 millions d’euros.
Il s'agit d'une taxe d'État temporaire pour les années 2023 et 2024, assortie d'une clause de réexamen permettant d'évaluer, à son terme, s'il convient de la maintenir ou de la supprimer. Le nombre potentiel de contribuables concernés est de 23 000, soit 0,1 % du total, et l'impact potentiel sur les recettes fiscales s'élève à 1,5 milliard d'euros.
Impôt sur le revenu des particuliers
Des mesures sont également incluses dans l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF) pour faire progresser l'objectif de réduction de l'écart fiscal entre les revenus du capital et les revenus du travail.
À cette fin , le taux d'imposition des plus-values comprises entre 200 000 € et 300 000 € est augmenté d'un point de pourcentage pour atteindre 27 % . De même, le taux d'imposition des plus-values supérieures à 300 000 € est porté à 28 %
De même, afin d'aider les contribuables qui en ont le plus besoin, le gouvernement étendra la réduction d'impôt actuelle sur les revenus d'activité. Actuellement, cet avantage fiscal s'applique aux revenus bruts jusqu'à 18 000 €, et la réduction sera étendue et augmentée pour inclure les contribuables dont le salaire brut atteint 21 000 €.
La réduction pour revenus d'activité professionnelle s'appliquera aux salaires bruts compris entre 15 000 € et 21 000 €. Ainsi, le revenu imposable minimum pour un contribuable célibataire sans enfant passe de 14 000 € à 15 000 €. Ceci garantit, par exemple, qu'un salarié percevant actuellement le salaire minimum (SMI), fixé à 14 000 €, ne sera pas soumis à l'impôt sur le revenu (IRPF) lorsque le gouvernement augmentera le salaire minimum en 2023. Dans le cas d'un salarié avec deux enfants déposant une déclaration conjointe, le revenu imposable minimum passe de 18 000 € à 19 000 € du fait de la réduction accrue pour revenus d'activité professionnelle.
Par ailleurs, la loi de finances générale de l’État pour 2023 prévoit une réduction supplémentaire de cinq points de pourcentage de l’impôt sur le revenu des personnes physiques sur le revenu net des modules.
Par ailleurs, les travailleurs indépendants imposés selon le régime simplifié de l'estimation directe bénéficient actuellement d'une réduction automatique de 5 % sur leur revenu net, dans la limite de 2 000 € par an. Cette réduction concerne notamment les dépenses déductibles difficiles à justifier. Ce taux passera à 7 % lors du prochain budget général de l'État.
Par ailleurs, les plafonds d'exclusion actuels du régime fiscal simplifié seront prolongés d'un an. Cette décision permettra à un plus grand nombre de contribuables de continuer à payer leurs impôts grâce à ce système.
Impôt sur le revenu des sociétés
Dans cette optique, il a été annoncé qu'une modification réglementaire sera proposée au Congrès des députés afin de limiter de moitié la possibilité de compenser les pertes des groupes consolidés. Il ne s'agit pas d'une hausse d'impôt, mais d'un report de la possibilité de compenser les bases d'imposition négatives. Cette mesure, temporaire, s'appliquerait aux exercices 2023 et 2024 et ne concernerait que 3 609 entreprises, soit à peine 0,2 % des entreprises déclarantes en matière d'impôt sur les sociétés.
Par ailleurs, afin d’alléger également la situation des petites entreprises, le taux nominal de l’impôt sur les sociétés sera réduit de 25 % à 23 % pour les PME dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas un million d’euros, une mesure qui vise à bénéficier à 407 384 entreprises.
T.V.A
Une réduction de la TVA de 10 % à 4 % sera également approuvée pour les produits d'hygiène féminine (serviettes hygiéniques, tampons, protège-slips), les préservatifs et les contraceptifs non médicamenteux.
CONCLUSIONS
En résumé, le schéma suivant récapitule toutes les nouvelles mesures qui seront mises en œuvre.
Augmentations :
- Nouvelle taxe de solidarité sur les grandes fortunes.
- Augmentation de l'impôt sur le revenu des personnes physiques sur les gains en capital supérieurs à 200 000 et 300 000.
- Limiter les bases fiscales négatives des grandes entreprises.
Ventes:
- Le revenu exonéré d'impôt sur le revenu des personnes physiques passe de 14 000 à 15 000.
- Réduction d'impôt sur le revenu pour les revenus compris entre 15 000 et 21 000 euros.
- Réduction supplémentaire de 5 % du revenu net des modules pour les travailleurs indépendants.
- La réduction des dépenses déductibles dans le régime d'estimation directe est portée à 7 %.
- Réduction du taux nominal d'imposition des sociétés de 25 % à 23 % pour les PME.
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À Àmbit Assessor, SL a 40 ans d'expérience dans le conseil fiscal, comptable et social de la Pime.
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