
L’approbation du décret-loi royal 27/2021 du 23 novembre, prolongeant certaines mesures économiques de soutien à la reprise, s’accompagne d’une série de mesures visant à transposer les dernières évolutions législatives européennes en droit espagnol. Il s’agit notamment de prolonger les délais d’octroi des aides aux entreprises et aux travailleurs indépendants afin d’atténuer les conséquences économiques négatives des restrictions liées à la COVID-19.
Au Journal officiel de l'État (BOE) du 24 novembre, le décret-loi royal 27/2021 du 23 novembre a été publié, établissant la prolongation d'une série de dispositions dont la validité s'étendra au-delà de décembre 2021, afin de fournir un cadre de sécurité juridique qui assure la stabilité économique et soutient les entreprises dans cette phase de reprise.
Le Conseil des ministres a décidé de prolonger, conformément à la prolongation du cadre temporaire relatif aux aides d’État de l’Union européenne, trois aspects très importants pour la préservation de votre activité :
- Les délais pour demander des lignes de garantie publique,
- Les mesures visant à renforcer la solvabilité incluses dans le Code de bonnes pratiques convenu avec les institutions financières en juin 2021
- Le seuil d'accumulation des aides par bénéficiaire passe de 1,8 à 2,3 millions d'euros.
Ces alternatives seront essentielles pour de nombreux travailleurs indépendants et entreprises qui n'ont pas retrouvé leur niveau de revenus et ne peuvent pas honorer les obligations de paiement qu'ils ont acceptées lors de leur demande de prêt ICO.
Il est important de rappeler que le décret-loi royal 5/2021 du 12 mars relatif aux mesures exceptionnelles de soutien à la solvabilité des entreprises face à la pandémie de COVID-19 a autorisé le gouvernement à adopter des mesures complémentaires afin d'assouplir les conditions des prêts garantis par des fonds publics, permettant ainsi leur intégration dans les processus de restructuration convenus entre les banques et leurs clients. Un élément essentiel de ce dispositif est le code de bonnes pratiques approuvé par le Conseil des ministres le 11 mai 2021. Les établissements financiers qui y ont adhéré volontairement ont pris une série d'engagements visant à faciliter la renégociation des dettes garanties.
Le Conseil des ministres a décidé d'étendre le délai de dépôt des demandes de financement garanti par l'Institut officiel de crédit (ICO), le CESCE ou le CERSA, et de relever les seuils économiques de refinancement de ces financements, en intégrant ces modifications au Code de bonnes pratiques. Cet accord a été publié au Journal officiel de l'État (BOE) le 1er décembre 2021, par la nouvelle résolution du 30 novembre 2021, émise par le Secrétariat d'État à l'Économie et au Soutien aux entreprises
Cet amendement au Code de bonnes pratiques est adopté en réponse aux modifications introduites dans le cadre temporaire de l'Union européenne concernant les aides d'État et vise à aligner le calendrier des financements garantis sur d'autres mesures récemment adoptées pour promouvoir la reprise économique, telles que la prolongation du « moratoire sur les faillites » ou la suspension temporaire de la cause de dissolution pour cause de pertes.
Les entités qui adhèrent initialement au Code de bonnes pratiques disposeront d'un délai d'un mois pour informer le Secrétariat général du Trésor et des Finances internationales de leur intention de ne pas être liées par les modifications introduites et de continuer à être régies par ledit Code dans sa version originale.
Les modifications les plus importantes apportées au financement garanti et au Code de bonnes pratiques sont détaillées ci-dessous, en les comparant à la situation précédente pour faciliter la compréhension.
Prolongation du délai de dépôt des demandes relatives aux mesures prévues pour la renégociation et la restructuration des financements garantis
Dans sa version originale figurant dans la résolution du secrétaire d’État à l’Économie et au Soutien aux entreprises du 12 mai 2021, le Code de bonnes pratiques fixait des délais maximums différents pour l’application, l’exécution et le maintien des mesures de restructuration pour les financements garantis.
La modification du Code de bonnes pratiques prolonge ces délais de six mois, sans modifier ni introduire de mesures de restructuration supplémentaires (à l'exception de la possibilité de demander un second transfert (réduction de dette) dans certains cas). Elle facilite également l'allongement de l'échéance pour les transactions affectées par l'éruption volcanique de La Palma, en réduisant sensiblement les conditions d'éligibilité à cette mesure.
Ainsi, le nouveau délai de dépôt des demandes de mesures de restructuration du financement garanti est indiqué dans le tableau suivant :

Modification des seuils économiques qui déterminent la prolongation maximale de la période d'échéance du financement garanti
L’une des mesures de restructuration expressément prévues par le Code de bonnes pratiques en matière de financements garantis est la possibilité de prolonger leur échéance maximale. Cette durée maximale varie en fonction de certains seuils économiques, qui ont été modifiés par la nouvelle réglementation. Suite à cette modification, voici les seuils à prendre en compte pour déterminer la prolongation maximale de l’échéance :

Vous pouvez contacter ce cabinet professionnel pour toute question ou demande d'éclaircissements.
Cordialement,
Avez-vous des questions à ce sujet ?
Notre équipe de conseillers experts vous aidera à résoudre tout problème lié à nos services.
Contactez-nous dès maintenant
À Àmbit Assessor, SL a 40 ans d'expérience dans le conseil fiscal, comptable et social de la Pime.
En rapport