
La loi 3/2020 du 18 septembre relative aux mesures procédurales et organisationnelles visant à lutter contre la COVID-19 dans le domaine de l'administration de la justice, qui remplace le décret-loi royal 16/2020 qu'elle abroge, a été publiée au Journal officiel de l'État (BOE) le 19 septembre 2020. Elle contient des mesures parmi lesquelles nous soulignons celles relatives à l'insolvabilité et au droit des sociétés.
Nous vous informons que la loi 3/2020 du 18 septembre, relative aux mesures procédurales et organisationnelles pour faire face à la COVID-19 dans le domaine de l'administration de la justice, a été publiée au Journal officiel de l'État (BOE) du 19 septembre etest entrée en vigueur le 20 septembre. Cette loi remplace le décret-loi royal 16/2020 qu'elle abroge et contient des mesures parmi lesquelles nous souhaitons maintenant souligner, en raison de leur importance, celles qui concernent l'insolvabilité et le droit des sociétés.
MESURES DANS LES DOMAINES DE L'INSOLVABILITÉ ET DU DROIT DES SOCIÉTÉS
- Modification de l'accord d'insolvabilité, de l'accord de paiement extrajudiciaire ou de l'accord de refinancement approuvé. Les modifications à l'accord, même celles intervenues pendant la période de conformité, peuvent être soumises jusqu'au 14 mars 2021 inclus. Par ailleurs, le juge transmettra au débiteur toutes les demandes de constat de manquement à l'accord présentées par les créanciers jusqu'au 31 octobre 2020 inclus, mais ne les examinera qu'après un délai de trois mois à compter de cette date. Durant ces trois mois, le débiteur peut soumettre une proposition de modification de l'accord, laquelle sera traitée en priorité par rapport à la demande de constat de manquement.
De plus, en ce qui concerne les accords de refinancement approuvés, il est également possible de soumettre une nouvelle demande sans qu'un délai d'un an s'écoule depuis la soumission de la précédente.
- Report, jusqu’au 14 mars 2021 inclus, de l’obligation de demander l’ouverture de la phase de liquidationlorsque, pendant la durée de validité de l’accord, le débiteur prend conscience de l’impossibilité d’honorer les paiements engagés et les obligations contractées après l’approbation de cet accord.
- La suspension de l'obligation d'engager une procédure d'insolvabilité est prolongée jusqu'au 31 décembre 2020 inclus. De plus, il est précisé queles pertes subies au cours de l'exercice fiscal actuel ne seront pas prises en compte pour le calcul des motifs légaux de dissolution pour cause de pertes.
- Les créances résultant d'engagements de financement ou de garanties consenties par des tiers, y compris ceux étroitement liés au débiteur, figurant dans le projet d'accord ou dans le projet de modification d'un accord déjà homologué par le juge, seront qualifiées de créances sur la masse active en cas de liquidation. Les créances des personnes étroitement liées au débiteur dans le cadre d'une procédure d'insolvabilité déclarée dans les deux ans suivant le 14 mars 2020 (date de la déclaration de l'état d'urgence) seront également qualifiées de créances ordinaires
- Rationalisation du processus d'insolvabilité, instauration de la suppression de la nécessité d'audiences, de la reconnaissance d'insolvabilité, du traitement préférentiel de certaines actions visant à protéger les droits des travailleurs, à maintenir la continuité de l'entreprise et à préserver la valeur des actifs et des droits, ainsi que simplification de certains actes et incidents (ventes aux enchères, contestation des stocks et des listes de créanciers ou approbation des plans de liquidation).
AUTRES MESURES
- Changement exceptionnel de circonstances contractuelles : Avant le 20 décembre 2020, le Gouvernement soumettra aux commissions de la justice du Congrès des députés et du Sénat une étude sur les possibilités et options juridiques, y compris celles offertes par le droit comparé, pour intégrer la règle « rebus sic stantibus » dans le cadre juridique des obligations et des contrats. Cette analyse tiendra compte des données les plus pertinentes disponibles sur l’impact de la crise de la COVID-19 sur les contrats privés.
- Intervention électronique des notaires et des officiers d'enregistrement : Avant le 20 juin 2021,le gouvernement soumettra aux Cortes Generales, après consultation du Conseil général des notaires et du Collège des officiers d'enregistrement d'Espagne, un projet de loi visant à permettre l'intervention électronique des notaires et des officiers d'enregistrement afin de faciliter la prestation de services notariaux et d'enregistrement sans qu'une présence physique soit nécessaire.
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À Àmbit Assessor, SL a 40 ans d'expérience dans le conseil fiscal, comptable et social de la Pime.
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