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Fiscal, 25/04/24

Récapitulatif des déductions fiscales de l'État permettant de réduire l'impôt sur le revenu des particuliers en 2023.


 

Lors de la préparation de la déclaration de revenus des particuliers pour l'année 2023, il est conseillé de tenir compte des déductions, tant étatiques que régionales, offertes par la réglementation relative à l'impôt sur le revenu des particuliers afin de réduire le montant de l'impôt à payer.

Si vous souhaitez payer le moins d'impôt possible sur votre déclaration de revenus 2023, vous devez connaître les déductions auxquelles vous avez droit, ce qui vous permettra de réduire votre facture fiscale.

Les déductions d'impôt sur le revenu sont diverses : certaines sont nationales, d'autres régionales. Certaines sont générales pour tous les contribuables, tandis que d'autres sont spécifiques aux travailleurs indépendants exerçant une activité économique (commerciale ou professionnelle).

Dans ce cas, nous résumerons les principales déductions fiscales de l'État applicables pour l'exercice 2023.

Collecte de documents et de pièces justificatives

Il est important de rassembler les documents et justificatifs relatifs aux investissements et améliorations apportés à votre résidence principale, aux revenus locatifs, aux aides et subventions à l'investissement commercial, aux investissements dans des entreprises nouvellement créées, aux dons, aux revenus perçus à Ceuta et Melilla, ainsi qu'aux investissements et dépenses liés aux sites du patrimoine culturel. Par ailleurs, renseignez-vous sur les déductions fiscales possibles pour les travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique de votre logement et pour l'achat de véhicules électriques rechargeables, de véhicules à pile à combustible et de bornes de recharge.

Tout ceci est sans préjudice des déductions fiscales régionales approuvées, qui ne peuvent être appliquées que par les contribuables qui, remplissant les conditions établies pour y avoir droit, ont résidé sur leur territoire respectif au cours de l'année d'imposition 2023.

Principales déductions fiscales des États pour l'impôt sur le revenu 2023

 

 

  1. Pour investissement dans une résidence principale. Régime transitoire

La déduction pour investissement dans une résidence principale est soumise à un régime transitoire, permettant aux contribuables ayant acquis leur résidence principale avant le 1er janvier 2013 et ayant déjà bénéficié de cette déduction pour des montants versés lors des périodes précédentes, de l'appliquer. La déduction maximale est de 15 % des montants versés en 2023, avec un plafond annuel de 9 040 €.

La réglementation fiscale définit la notion de résidence principale aux fins de cette déduction, exigeant que, pour être considéré comme résidence principale, un bien soit effectivement et durablement occupé dans les douze mois suivant son acquisition. La Haute Cour de Justice de Madrid, saisie par la Direction générale des impôts, interprète que, même si le contribuable ne peut prouver avoir occupé le bien dans les douze mois suivant son acquisition, rien ne l'empêche de bénéficier de la déduction pour l'année d'imposition au cours de laquelle il a effectivement occupé le bien (Recours n° 462/2015 du 21 décembre 2016).

 

  1. Déduction fiscale pour investissement dans des sociétés nouvellement créées ou récemment établies

Les contribuables peuvent déduire 30 %, dans la limite de 60 000 €, des sommes versées au cours de la période concernée pour la souscription d'actions ou de parts sociales dans des sociétés nouvellement créées ou récemment constituées. Ils peuvent également apporter une expertise commerciale ou professionnelle pertinente au développement de l'entité dans laquelle ils investissent, conformément aux modalités prévues dans la convention d'investissement conclue entre le contribuable et l'entité. Le taux de déduction est de 50 % et le plafond de 100 000 € lorsque l'investissement concerne une start-up.

Les montants versés pour la souscription d'actions ou de participations ne feront pas partie de l'assiette de déduction lorsque, pour ces montants, le contribuable effectue une déduction prévue par la Communauté autonome de résidence du contribuable.

Pour pouvoir bénéficier de cette déduction, l'entité dont les actions ou participations sont acquises doit avoir la forme juridique d'une SA, SRL, SAL ou SRL ; les actions ne doivent pas être admises à la négociation sur un marché organisé ; elle doit exercer une activité économique avec des ressources personnelles et matérielles ; et le montant des capitaux propres de l'entité ne doit pas dépasser 400 000 € au début de la période fiscale au cours de laquelle le contribuable acquiert les actions ou participations.

Les montants versés pour la souscription d'actions ou de participations non déduits parce qu'ils dépassent la base de déduction annuelle maximale ne peuvent pas être déduits au cours des années suivantes (DGT V2967-21).

L'application de cette déduction exigera que le montant vérifié des actifs du contribuable à la fin de la période fiscale excède la valeur indiquée par sa vérification au début de celle-ci d'au moins le montant des investissements réalisés.

À ces fins, les hausses ou les baisses de valeur subies au cours de la période d'imposition par des actifs qui, à la fin de la période, continuent de faire partie du patrimoine du contribuable ne seront pas prises en compte.

 

  1. Déductions pour incitations et mesures de stimulation des investissements des entreprises dans les activités économiques faisant l'objet d'une estimation directe

Les contribuables qui exercent des activités économiques soumises à l'estimation directe peuvent appliquer les incitations et les mesures de soutien à l'investissement des entreprises prévues ou à prévoir dans la réglementation relative à l'impôt sur les sociétés, avec les mêmes pourcentages et limites de déduction, à deux exceptions près :

  • Les dispositions de l'article 39.2 de la LIS, qui établit la possibilité d'appliquer la déduction pour les activités de recherche et développement et d'innovation technologique des sections 1 et 2 de l'article 35 de la LIS, sans être soumis à la limite commune de la responsabilité fiscale totale et pouvant demander, le cas échéant, son paiement, à condition que certaines conditions soient remplies, ne s'appliquent pas aux contribuables de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF).
  • La disposition de l'article 39.3 de la LIS ne s'applique pas non plus aux contribuables IRPF, qui permettent, en ce qui concerne la déduction pour les productions cinématographiques étrangères en Espagne prévue au paragraphe 2 de l'article 36 de la LIS, de demander, en cas de quota insuffisant, le paiement anticipé de la déduction pour investissement dans la production étrangère de longs métrages ou d'œuvres audiovisuelles.

En plus des déductions prévues par le LIS, à l'exception des cas mentionnés ci-dessus, les contribuables IRPF dont les activités répondent aux critères pour être considérés comme des petites entités peuvent déduire le revenu net des activités économiques de la période d'imposition investi dans de nouveaux éléments d'immobilisations corporelles ou dans des investissements immobiliers liés à des activités économiques.

Tableau du régime général de déduction (LIS)

 

  1. Dons aux fondations, associations et partis politiques

4.1 Généralités, dons et legs Entités bénéficiant d'un patronage

Les types de dons qui donnent droit à la déduction et les modalités de calcul de cette déduction sont les suivants :

  • Dons monétaires. La base de la déduction est le montant du don.
  • Dons ou donations de biens ou de droits. La base de la déduction sera la valeur comptable desdits biens ou droits au moment de leur transfert et, à défaut, la valeur déterminée conformément aux règles de l'impôt sur la fortune.
  • Les cotisations d'adhésion à des associations, autres que les partis politiques, qui ne donnent pas droit à un avantage présent ou futur, sont déductibles. La base de déduction est le montant de ces cotisations.
  • Établissement du droit réel d'usufruit sur des biens, des droits ou des valeurs, effectué sans contrepartie. Dans ces cas, la base de déduction sera composée de :
    1. Usufruit sur un bien immobilier. 2 % de la valeur cadastrale du bien pour chaque année de la durée de l'usufruit, calculés proportionnellement au nombre de jours correspondant à chaque période d'imposition.
    2. Usufruit sur titres. Le montant annuel des dividendes ou des intérêts perçus par l'usufruitier au cours de chacune des périodes fiscales de la durée de l'usufruit.
    3. Usufruit sur d'autres biens ou droits. Montant annuel résultant de l'application du taux d'intérêt légal pour chaque année à la valeur de l'usufruit au moment de sa constitution, conformément aux règles de la taxe sur les transferts de propriété et du droit d'enregistrement.
  • Les dons de biens faisant partie du patrimoine historique espagnol ou de biens culturels de qualité garantie sont éligibles à la déduction fiscale. Dans les deux cas, la base de cette déduction sera l'évaluation réalisée à cet effet par le Conseil de qualification, d'évaluation et d'exportation.

La valeur déterminée conformément aux règles ci-dessus a pour limite maximale la valeur marchande normale de l'actif ou du droit transféré au moment de son transfert.

Les contribuables pourront déduire de leur impôt total le résultat de l'application, à l'assiette de déduction correspondant à l'ensemble des dons, legs et contributions ouvrant droit à déduction, déterminé conformément aux dispositions de l'article précédent, du barème suivant applicable durant l'exercice fiscal 2023 :

 

Montant de la base de déduction jusqu'à Pourcentage de déduction
150 euros 80
Base de déduction restante 35
Le taux est majoré pour les dons répétés à la même entité 40

 

Si, au cours des deux périodes fiscales immédiatement précédentes, des dons, des legs ou des contributions ouvrant droit à déduction ont été effectués au profit de la même entité pour un montant égal ou supérieur, dans chacune d'elles, au don de l'année précédente, le pourcentage de déduction applicable à la base de la déduction au profit de cette même entité qui excède 150 euros sera de 40 pour cent.

4.2. Dons, cadeaux et contributions pour les activités de mécénat prioritaires

En ce qui concerne les montants donnés ou versés aux entités susmentionnées et affectés par elles à l’exécution et au développement d’activités et de programmes de mécénat prioritaires, les pourcentages ci-dessus seront majorés de cinq points de pourcentage, soit :

 

Montant de la base de déduction jusqu'à Pourcentage de déduction
150 euros 85
Base de déduction restante 40
Le taux est majoré pour les dons répétés à la même entité 45

 

Nouveauté pour 2023 : Veuillez noter que pour 2023, la cinquante-septième disposition additionnelle de la loi 31/2022 du 23 décembre relative au budget général de l’État pour l’année 2023 (Journal officiel de l’État du 24 décembre) a établi que les pourcentages et les limites des déductions établies à l’article 19 de la loi susmentionnée 49/2002 du 23 décembre seront augmentés de cinq points de pourcentage en ce qui concerne les activités de mécénat prioritaires.

4.3 Dons effectués à des entités non visées par la loi 49/2002

Les dons effectués à des fondations légalement reconnues qui rendent compte à l'organisme de protection compétent, ainsi qu'à des associations déclarées d'intérêt public, non incluses dans le champ d'application de la loi 49/2002 du 23 décembre relative au régime fiscal des entités à but non lucratif et aux incitations fiscales au mécénat, donnent droit au donateur à une déduction de 10 %.

4.4 Contributions aux partis politiques, fédérations, coalitions ou groupes d'électeurs

Les cotisations et contributions aux partis politiques, fédérations, coalitions ou groupes d'électeurs vous donnent droit à une déduction de 20 %.

La base maximale de cette déduction sera de 600 euros par an et sera constituée des cotisations et contributions prévues à la lettre a) du paragraphe deux de l'article 2 de la loi organique 8/2007 du 4 juillet relative au financement des partis politiques.

 

  1. Déduction pour les revenus perçus à Ceuta ou Melilla

Une réduction de 60 % est instaurée, aussi bien pour les contribuables résidant à Ceuta et Melilla que pour les non-résidents de ces territoires qui y ont perçu des revenus.

Cette déduction s'appliquera également aux contribuables qui maintiennent leur résidence habituelle et effective à Ceuta ou Melilla pendant une période d'au moins 3 ans, pour les périodes d'imposition commençant après la fin de cette période, pour les revenus obtenus en dehors de ces villes lorsque au moins un tiers de la valeur nette du contribuable, déterminée conformément à la réglementation régissant l'impôt sur la fortune, est situé dans ces villes.

Le montant maximal des revenus, obtenus en dehors de ces villes, pouvant bénéficier de cette déduction correspondra au montant net des revenus, gains et pertes en capital obtenus dans ces villes.

Cette déduction est étendue, pour 2022 et 2023, aux revenus perçus sur l'île de La Palma par les résidents de cette île.

 

  1. Déduction fiscale pour les actions de protection et de diffusion du patrimoine historique espagnol et du patrimoine mondial

Les contribuables ont droit à une déduction de 15 % du montant des investissements ou des dépenses qu'ils effectuent pour les raisons suivantes :

  • L'acquisition de biens du patrimoine historique espagnol, effectuée à l'étranger en vue de leur introduction dans notre pays, à condition que ces biens soient déclarés biens d'intérêt culturel ou inscrits à l'Inventaire général des biens mobiliers dans l'année suivant leur introduction et qu'ils restent sur le territoire espagnol, et dans le patrimoine du propriétaire, pendant au moins 4 ans.
  • La conservation, la réparation, la restauration, la diffusion et l'exposition des biens leur appartenant et déclarés d'intérêt culturel conformément à la réglementation relative au patrimoine historique de l'État et des Communautés autonomes, à condition que les exigences prévues par ladite réglementation soient respectées, notamment en ce qui concerne les obligations de visite et d'exposition publiques desdits biens.
  • La réhabilitation des bâtiments, l'entretien et la réparation des toitures et des façades, ainsi que l'amélioration des infrastructures leur appartenant situées dans l'environnement soumis à la protection des villes espagnoles ou des ensembles architecturaux, archéologiques, naturels ou paysagers et des biens déclarés patrimoine mondial par l'Unesco.

 

  1. Déduction pour loyer de résidence principale : Régime transitoire

Seuls les contribuables ayant conclu un bail avant le 1er janvier 2015 et ayant payé un loyer avant cette date, et qui avaient droit à la déduction, peuvent déduire le loyer de leur résidence principale. Le montant déductible est de 10,05 % des sommes versées au cours de l'année d'imposition, à condition que le revenu imposable soit inférieur à 24 107,20 € (lorsque le revenu imposable annuel est compris entre 17 707,20 € et 24 107,20 €, la déduction maximale sera de 9 040 € moins le résultat de la multiplication par 1,4125 de la différence entre le revenu imposable et 17 707,20 €).

Le droit à la déduction pour loyer de résidence principale n'est pas perdu si le contrat fait l'objet d'une prolongation, à condition que la validité du contrat de bail soit maintenue (DGT V2966-16).

Le droit à la déduction de loyer n'est pas perdu non plus si un nouveau contrat de location est signé avec le même bailleur à la fin de la période contractuelle précédente (DGT V0679-18), ni si un nouveau contrat est signé avec le nouveau propriétaire de l'appartement qui l'a acquis du précédent bailleur, dans les mêmes conditions que le contrat précédent (DGT V2034-17).

De même, il est permis de déduire lorsqu'un nouveau contrat est signé avec le conjoint du précédent propriétaire (DGT V2191-19).

Même si les deux membres d’un couple paient le loyer de leur résidence habituelle, la déduction ne sera applicable qu’au signataire du contrat (DGT V1954-18).

Outre le loyer, le montant déductible comprend les charges et taxes dues par le propriétaire, qui, conformément au bail, sont refacturées au locataire, telles que les charges de copropriété ou la taxe foncière (IBI). Les frais d'enlèvement des ordures ménagères, les charges locatives et le dépôt de garantie ne sont pas déductibles. De même, les honoraires versés à l'agence immobilière fournissant le bien loué, ainsi que le coût de la garantie bancaire (DGT V0110-18), ne le sont pas.

Dans le cas d'un contrat de location saisonnière daté du 1er juillet 2014, signé pour une durée d'un an, prévoyant un loyer mensuel, et immédiatement suivi de la signature d'un autre contrat, aux mêmes conditions, signé cette fois pour une durée de cinq ans, nous sommes confrontés à un séjour prolongé et, par conséquent, les contrats successifs, pour une durée totale de six ans, étaient destinés à la location de la résidence habituelle et permanente du contribuable, entraînant l'application de la déduction (Décision TEAC du 25 octobre 2021).

 

  1. Déduction fiscale pour les travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique des logements

Profitez des trois nouvelles déductions temporaires sur l'impôt d'État total applicable aux montants investis dans des travaux de rénovation visant à améliorer l'efficacité énergétique de la résidence principale ou du bien loué à titre de résidence :

  • Déduction pouvant atteindre 20 % des montants payés pour les travaux effectués du 06-10-2021 au 31-12-2023, avec une base de déduction maximale de 5 000 € par an, à condition que les travaux effectués contribuent à une réduction d’au moins 7 % de la demande de chauffage et de refroidissement.
  • Déduction pouvant atteindre 40 % des montants payés pour les travaux effectués entre le 06/10/2021 et le 31/12/2023, dans la limite de 7 500 € par an, à condition que les travaux contribuent à une réduction d’au moins 30 % de la consommation d’énergie primaire non renouvelable, ou améliorent le classement énergétique du logement pour obtenir une classe énergétique « A » ou « B », sur la même échelle de notation.
  • Déduction pour travaux de rénovation améliorant l'efficacité énergétique des bâtiments à usage principalement résidentiel : applicable aux montants payés par le propriétaire pour des travaux réalisés entre le 6 octobre 2021 et le 31 décembre 2024, permettant une amélioration de l'efficacité énergétique globale du bâtiment, à condition qu'un certificat de performance énergétique (CPE) atteste d'une réduction de la consommation d'énergie primaire non renouvelable d'au moins 30 %, ou d'une amélioration du classement énergétique du bâtiment permettant d'atteindre la classe A ou B. Le propriétaire peut déduire jusqu'à 60 % des montants payés, dans la limite de 15 000 €.

 

 

Attention : le tableau tient compte du fait que l'article 16 du décret-loi royal 8/2023 du 27 décembre (Journal officiel de l'État du 28 décembre) a modifié, avec effet au 1er janvier 2024, la cinquantième disposition additionnelle de la loi sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques qui réglemente les déductions pour les travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique des logements, en étendant sa portée temporelle.

 

  1. Déductions pour l'achat de véhicules électriques rechargeables et de véhicules à pile à combustible, ainsi que de bornes de recharge

Une nouvelle déduction fiscale de 15 %, plafonnée à 20 000 €, est instaurée pour l’achat d’un véhicule électrique rechargeable neuf non destiné à un usage professionnel. Pour bénéficier de cette déduction, le véhicule doit être acquis entre le 30 juin 2023 et le 31 décembre 2024.

Une autre déduction de 15 % est introduite, avec une base annuelle maximale de 4 000 €, sur les montants payés, du 30 juin 2023 au 31 décembre 2024, pour l’installation de systèmes de recharge de batteries pour véhicules électriques non liés à une activité économique.

 

  1. Déduction applicable aux unités familiales constituées de résidents fiscaux dans les États membres de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen

Depuis le 1er janvier 2018, et afin d'harmoniser notre réglementation avec le droit de l'Union européenne, cette déduction est applicable aux contribuables appartenant à une même famille dont un membre réside dans un autre État membre de l'UE ou de l'Espace économique européen, leur évitant ainsi de déposer une déclaration de revenus conjointe. Ce dispositif garantit que l'impôt dû par le contribuable résidant en Espagne est équivalent à celui qu'il aurait payé si tous les membres de la famille étaient résidents fiscaux espagnols.

Conditions d'application de la déduction

La déduction peut être appliquée par les contribuables qui remplissent les conditions suivantes :

  • Qu'elle fait partie de l'un des types d'unités familiales suivants visés à l'article 82.1 de la loi relative à l'impôt sur le revenu des personnes physiques :
  1. Celui composé des époux qui ne sont pas légalement séparés et, le cas échéant :
  • Les enfants mineurs, à l'exception de ceux qui, avec le consentement de leurs parents, vivent indépendamment d'eux.
  • Enfants adultes déclarés incapables légalement et soumis à une autorité parentale étendue ou rétablie.
  1. En cas de séparation légale ou en l'absence de lien conjugal, la famille est constituée du père ou de la mère et de tous les enfants qui vivent avec l'un ou l'autre et qui remplissent les conditions visées à la règle 1 du présent article.
  • Que la cellule familiale soit composée de contribuables assujettis à l'impôt sur le revenu des personnes physiques et résidant dans un autre État membre de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen.
  • Que dans l’État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen où réside l’un des membres de l’unité familiale, il existe une législation sur l’assistance mutuelle en matière d’échange de renseignements fiscaux dans les conditions prévues par la LGT, qui est applicable.

Cette déduction ne s'appliquera pas si un membre de la famille :

  • J'aurais opté pour le paiement des impôts selon le régime spécial applicable aux travailleurs transférés sur le territoire espagnol conformément aux dispositions de l'article 93 de la loi relative à l'impôt sur le revenu des personnes physiques
  • J'aurais opté pour le paiement des impôts selon le régime prévu pour les contribuables résidents d'autres États membres de l'Union européenne à l'article 46 du texte consolidé de la loi relative à l'impôt sur le revenu des non-résidents.
  • Je n'ai pas de numéro d'identification fiscale.

Les contribuables peuvent déduire du montant total dû sur leur déclaration de revenus individuelle le résultat des opérations suivantes :

1. Les montants suivants sont additionnés :

  • Le total des contributions fiscales étatiques et régionales, diminué des déductions prévues aux articles 67 et 77 de la loi relative à l'impôt sur le revenu des personnes physiques, des membres du ménage assujettis à l'impôt sur le revenu des personnes physiques
  • Les frais d'impôt sur le revenu des non-résidents correspondant au revenu perçu sur le territoire espagnol au cours de la même période fiscale par le reste du ménage.

Cette opération est représentée graphiquement ci-dessous.

 

 

2. Le montant total de l'impôt net à payer qui aurait résulté de la possibilité de payer les impôts conjointement avec les autres membres du ménage est déterminé (C2).

Pour ce calcul, seule la part des revenus positifs des membres non-résidents du ménage qui excède les revenus négatifs perçus par ces derniers sera prise en compte pour chaque source de revenus.

Important : Aux seules fins des présentes, il sera entendu que tous les membres de l'unité familiale sont des contribuables à l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF).

3. Le montant obtenu au point 1 (C1) est soustrait dumontantmentionné au point 2 (C2). Si cette différence est négative, le montant à calculer sera nul. Par conséquent :

  • C1 − C2 est inférieur ou égal à 0 : aucune déduction n’est applicable
  • C1 − C2 est supérieur à 0 : une déduction est appropriée

4. Le montant prévu au point 3 sera déduit du montant total de l'impôt d'État et régional, une fois les déductions prévues aux articles 67 et 77 de la loi sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques effectuées, de la manière suivante :

  • Le montant total de l'impôt d'État sera réduit proportionnellement à la part de l'impôt sur le revenu des non-résidents par rapport au montant total prévu au paragraphe 1, et
  • Le reste réduira de manière égale le quota total de l'État et de la région.

Lorsque plusieurs contribuables à l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF) sont intégrés à l'unité familiale, cette réduction sera effectuée proportionnellement aux montants d'impôt complets respectifs, une fois que les déductions prévues aux articles 67 et 77 de la présente loi auront été effectuées pour chacun d'eux.

 

  1. Autres déductions

N'oubliez pas que vous pouvez appliquer des réductions à votre impôt sur le revenu pour les familles nombreuses ou les personnes à charge handicapées, en plus de la déduction pour maternité… Prenez également en compte les autres déductions applicables à votre impôt sur le revenu prévues par certaines communautés autonomes.

11.1 Déduction pour maternité et majoration supplémentaire pour frais de garde

À compter de l'année d'imposition 2023, le champ d'application de cette déduction est étendu aux cas suivants : les femmes qui, à la naissance de l'enfant, perçoivent des allocations chômage (avec ou sans cotisation) ; et les femmes qui, à cette date ou ultérieurement, sont affiliées à la Sécurité sociale ou à un régime d'assurance mutuelle, avec une période de cotisation minimale de 30 jours dans ce dernier cas. Ces femmes peuvent ainsi réduire leur impôt sur le revenu jusqu'à 1 200 € par an et par enfant de moins de 3 ans.

Ils peuvent également déduire 1 000 € supplémentaires (83,33 € par mois complet de garde d'enfants) s'ils ont réglé des frais de garde pour leur enfant de moins de 3 ans dans des crèches ou des centres d'éducation préscolaire agréés au cours de l'année fiscale, dans la limite du montant le plus faible entre leurs cotisations de sécurité sociale et le montant annuel des frais de garde non subventionnés. Cette déduction, bien qu'il s'agisse d'un impôt négatif (elle est versée au contribuable avec sa déclaration de revenus même si aucun impôt n'a été prélevé à la source), ne peut être demandée par anticipation.

Attention. L’arrêt n° 7/2024 de la Cour suprême, en date du 8 janvier (Chambre administrative), rendu dans le cadre du pourvoi n° 4995/2022 (JO : STS 41/2024), a établi comme jurisprudence que l’expression « crèches ou centres d’éducation préscolaire agréés » doit être comprise comme signifiant que l’agrément requis par la disposition susmentionnée pour les crèches ou les centres d’éducation préscolaire n’est pas celui délivré par l’administration éducative compétente, qui ne sera requis que pour les centres d’éducation préscolaire, mais plutôt celui nécessaire à l’ouverture et au fonctionnement de l’activité de garde d’enfants dans les crèches, conformément à la réglementation applicable à ce type de centre.

 

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