
En mai 2018, nous avons évoqué les mesures de contrôle mises en œuvre par l'Agence fiscale espagnole pour lutter contre la fraude et l'évasion fiscales. Depuis l'adoption de la résolution relative au plan de contrôle fiscal du 10 mars 2014, de nouveaux documents ont été publiés afin de contribuer à la réalisation des objectifs de ce plan.
En mars dernier, l'Agence fiscale espagnole a publié une note analysant le recours aux sociétés intermédiaires par les particuliers. Ce document vise à établir et à fournir des lignes directrices pour faciliter le respect des réglementations et obligations fiscales.
Pourquoi l'Agence fiscale espagnole (AEAT) s'intéresse-t-elle à ces affaires ?
L’administration fiscale porte depuis longtemps une attention particulière aux situations dans lesquelles une personne physique crée une société, censée servir au développement d’une activité économique par ses propres moyens, mais qui, en réalité, remplit d’autres fonctions.
Le recours aux sociétés, et sous certaines conditions, permet de bénéficier d' un traitement fiscal plus avantageux. Il peut notamment s'agir d'un taux d'imposition des sociétés inférieur à celui appliqué avec le barème progressif de l'impôt sur le revenu, de la possibilité de déduire certaines dépenses personnelles non déductibles pour l'associé dans le cadre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques, et de l'exonération de l'impôt sur les résidences secondaires. Sous certaines conditions, l'utilisation d'une société peut également permettre une exonération d'impôt sur la fortune ou une réduction significative des droits de succession lors de la transmission d'actions. Ce ne sont là que quelques exemples.
Qu’espère réaliser l’Agence fiscale espagnole (AEAT) en contrôlant ces intermédiaires ?
La prestation de services ou le développement d'activités peuvent être assurés par une personne physique ou par la création d'une société. Comme nous l'avons vu, ce choix peut avoir des conséquences fiscales très diverses.
L'Agence fiscale souligne que tout professionnel est libre d'exercer sa profession comme il l'entend, mais cela ne signifie pas qu'elle accepte tous les types d'opérations ni que ses évaluations sont toujours correctes. Chaque cas particulier doit être étudié et suivi, car l'activité doit être imposée selon sa véritable nature, indépendamment de la manière dont elle est exercée.
Risques à prendre en compte
Bien que l'Inspection des impôts puisse traiter de nombreuses situations, il est important de souligner qu'une société ne saurait être considérée comme une coquille vide. Autrement dit, toute activité requiert des ressources (matérielles et/ou humaines) et, sans elles, la structure juridique devient superflue. Dans de tels cas, l'Inspecteur ou l'Administration fiscale peut régulariser la situation fiscale, la considérant comme une fraude fiscale, au sens de l'article 16 de la loi 58/2003 du 17 décembre, dite loi générale fiscale.
L'Agence espagnole des impôts (AEAT) examine attentivement les cas où un associé utilise à des fins personnelles les biens de la société. Il peut s'agir de la résidence principale et/ou secondaire, de véhicules, de voyages de vacances, voire de biens de luxe. Ces situations peuvent entraîner des redressements fiscaux concernant l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF) de l'associé ou la déductibilité de la TVA et des charges de la société.
En cas d’utilisation d’un actif, il doit être démontré qu’il existe un contrat entre la société et le partenaire qui régit cette situation et qui la rémunère en tenant compte de sa valeur marchande (article 18 de la LIS).
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Diplômée en administration des affaires de l'Université de Barcelone, elle a complété sa formation par des cours de service à la clientèle et de fiscalité des entreprises. Parallèlement à ses études et à son travail, elle a travaillé dans les services de vente et de caisse à La Caixa d'Estalvis i Pensions de Barcelona (aujourd'hui Caixabank) en 2007. À partir de 2010, elle a exercé les fonctions de conseillère et de comptable chez Fiscalsegur et PKF Asesores. En mars 2017, elle a rejoint Àmbit Assessor, SL en tant que consultante en fiscalité et comptabilité.
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