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Travail, Mesures Covid, 28/07/20

Campagne de l'inspection du travail ciblant les entreprises ayant recours au chômage partiel



Ces derniers mois, l'Inspection du travail a lancé une vaste campagne, en adressant des courriers aux entreprises ayant recours au dispositif ERTE (chômage temporaire). L'objectif est de prévenir la fraude à l'ERTE et le détournement des avantages et exemptions dont bénéficient les salariés comme les employeurs.

Nous tenons à vous informer que l'Inspection du travail a lancé une vaste campagne de sensibilisation, en adressant des courriers aux entreprises ayant recours au dispositif ERTE (chômage temporaire). L'objectif est de lutter contre la fraude à l'ERTE et le détournement des avantages et exemptions dont bénéficient les salariés comme les employeurs.

Si votre entreprise a mis en place un dispositif de chômage partiel (ERTE) et réintègre progressivement ses employés, sachez que l'Inspection du travail effectue des contrôles afin de détecter toute irrégularité.
Elle informe les entreprises de l'« incompatibilité entre les allocations chômage et l'emploi » et leur rappelle leur obligation de notifier au Service public de l'emploi (SEPE) la réintégration, partielle ou totale, des salariés placés en chômage partiel.

Ils soulignent que cette déclaration est obligatoire et doit être faite à l'avance. Elle est distincte des démarches à effectuer auprès du SEPE (Service public espagnol de l'emploi) pour les allocations, dont la déclaration est également obligatoire.

Ils rappellent également à tous que le non-respect de ces obligations constitue une infraction et entraîne des sanctions importantes, tant pour les entreprises que pour les travailleurs.

Domaines d'intervention prioritaires pour les inspections. Documents qui seront demandés

Contrôle du temps de travail. Malgré l'état d'urgence, l'Inspection du travail rappelle que la législation du travail relative au temps de travail et au contrôle du temps de travail doit être respectée. Une attention particulière sera portée au nombre d'heures travaillées afin de s'assurer que le télétravail ne porte pas atteinte aux droits des travailleurs. Le contrôle du temps de travail s'est poursuivi pendant l'état d'urgence. L'Inspection vérifiera également que les heures de travail des salariés à temps partiel correspondent à celles communiquées dans le cadre du plan de chômage partiel (ERTE) ou de toute modification ultérieure. Sur le lieu de travail, elle contrôlera également les mesures d'hygiène liées au système de pointage par empreinte digitale. Il est recommandé d'utiliser d'autres systèmes de pointage ne présentant pas ce risque ou de mettre en œuvre des mesures de nettoyage renforcées.

Parmi les documents requis figurent les relevés de temps de travail :
• Ce document permet de vérifier que, dans le cadre d'un chômage partiel (ERTE) avec réduction du temps de travail, le salarié effectue bien le nombre d'heures auquel il a droit. Si l'Inspection du travail constate qu'un salarié travaille plus d'heures que prévu (par exemple, si son contrat ERTE prévoit deux heures de travail par jour, alors que les relevés de temps indiquent quatre heures), elle peut infliger une amende d'au moins 6 251 € par salarié pour infraction grave (le fait d'employer un salarié concerné par un chômage partiel).
• Par ailleurs, l'absence de relevés de temps constitue une infraction grave passible d'une amende comprise entre 626 € et 6 250 €. Cette amende s'ajoute à celle mentionnée précédemment si, outre l'absence de relevé, il est prouvé que le salarié travaille plus d'heures que celles déclarées dans le contrat ERTE. Il est donc important de rappeler à vos salariés qu'ils doivent continuer à pointer à l'arrivée et au départ pendant leurs heures de travail, même en cas de chômage partiel (ERTE) avec réduction du temps de travail.

Calendrier. Après la mise en place d'un chômage partiel (ERTE), votre entreprise doit transmettre au SEPE (Service public de l'emploi) un calendrier précisant les jours de suspension de contrat ou de réduction du temps de travail pour chaque salarié. L'Inspection du travail exige ce calendrier afin de vérifier que les salariés présents sur leur lieu de travail sont bien ceux qui devraient y être. Si votre entreprise a retiré des salariés du dispositif de chômage partiel, l'Inspection du travail demandera la transmission du calendrier mis à jour à l'administration. Attention : tout salarié travaillant en dehors de ses heures de travail autorisées s'expose à une amende d'au moins 6 251 €.

Inscriptions. L'Inspection du travail cherche également à déterminer si des inscriptions frauduleuses ont été effectuées avant la mise en place du dispositif de chômage partiel (ERTE) (afin de faciliter l'accès aux allocations chômage) ou si des augmentations injustifiées des bases de cotisation ont été constatées (dans le but d'obtenir des allocations chômage plus élevées). De tels agissements constituent une infraction très grave, passible d'une amende d'au moins 6 251 €.
Les actions menées dans les entreprises soumises à un ERTE porteront sur le suivi des points suivants :
• Les salariés qui travaillent et perçoivent des allocations ERTE. Ces situations feront l'objet d'un suivi rigoureux afin de prévenir toute fraude.
• Les inscriptions frauduleuses auprès d'entreprises ne correspondant pas à des emplois réels. Il s'agit de travailleurs embauchés dans le but de percevoir indûment des allocations ultérieurement.
• Les augmentations injustifiées des bases de cotisation visant à obtenir des allocations chômage plus élevées pendant l'ERTE.
• Enfin, les inspecteurs vérifieront la véracité des mesures déclarées par l'entreprise. Concernant les procédures,
ils vérifieront que le SEPE (Service public espagnol de l'emploi) a bien été informé de la demande de mise en chômage partiel (ERTE) et de toute modification, résiliation ou interruption ultérieure de ce dispositif. S'il s'agit d'une ERTE de type ETOP (économique, technique, organisationnel ou de production), ils vérifieront le respect des obligations prévues par le décret-loi royal 8/2020. En cas de mise en chômage partiel pour cause de force majeure, ils demanderont que les salariés en soient informés.
Pour les ERTE de type ETOP, ils vérifieront également si l'Inspection du travail a été informée de la conclusion de la période de consultation et de la déclaration d'accord.
Concernant l'embauche de salariés après le début de l'ERTE, ils n'examineront pas si les postes proposés sont différents de ceux des salariés suspendus. Par exemple, une entreprise de pâtisserie ayant des pâtissiers en chômage partiel et qui décide d'embaucher un responsable de communauté.

Mesures de santé et de sécurité adoptées contre la COVID-19. Documents demandés :
Les autorités feront la distinction entre les entreprises présentant un risque d’exposition professionnelle au SARS-CoV-2, telles que les services de santé, les pompes funèbres ou les laboratoires. Dans ces entreprises, elles vérifieront le respect du Décret royal 664/1997 relatif à la prévention des risques dans ces types de lieux de travail et des directives du ministère de la Santé. Pour
toutes les autres entreprises, elles contrôleront la mise en œuvre des mesures préventives recommandées par les autorités sanitaires à chaque étape du déconfinement.
Dans ces entreprises, elles vérifieront :
• Le respect de la réglementation en matière de prévention des risques professionnels et des exigences minimales de santé et de sécurité au travail. En cas de problème, elles pourront initier des inspections de routine.
• La mise en œuvre des mesures sanitaires : distanciation physique de 1,5 mètre, équipements de protection individuelle, mesures d’hygiène et de désinfection, etc. Si ces mesures ne sont pas appliquées, un avertissement sera adressé à l’entreprise. En cas de non-respect persistant, les autorités sanitaires seront informées.
Les documents pouvant être demandés comprennent :
• Les évaluations des risques professionnels, tenant compte des recommandations sanitaires.
• La planification des risques, qui doit inclure l’impact de la COVID-19 conformément aux directives du ministère de la Santé.
• Les types de mesures mises en œuvre par l’entreprise.

Si vous constatez l'absence de ces mesures ou des documents susmentionnés, vous pouvez engager une action en justice contre l'entreprise.
Nous vous conseillons de demander une évaluation spécifique de votre entreprise concernant la COVID-19 auprès de votre organisme de santé et sécurité au travail et de conserver ce rapport. Enfin, mettez en œuvre les mesures recommandées.

N'oubliez pas que, conformément à l'article 9.2 de l'ordonnance SDN/386/2020, l'entreprise, en plus de se conformer aux obligations de prévention des risques, doit former et informer tous les travailleurs sur l'utilisation correcte des équipements de protection.

Vous pouvez contacter ce cabinet professionnel pour toute question ou demande d'éclaircissements.

Cordialement,

 

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Mots-clés : entreprises , chômage partiel (ERTE ), inspection du travail , travail , emploi

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